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« J’ai été crucifié avec le Christ,

et si je vis, ce n’est plus moi qui vis, c’est le Christ qui vit en moi.

Ce que je vis maintenant dans la chair,

 je le vis dans la foi au Fils de Dieu qui m’a aimé

et qui s’est livré lui-même pour moi ».


La voici comme cette pècheresse aux pieds de Jésus.

Comme elle, Germaine aurait bien voulu baiser les pieds du Sauveur

après les avoir baignés des larmes de sa tendresse et de son repentir,

montrant par son excès d’amour pour Son Bien Aimé,

l’immense pardon dont Il l’avait recouverte,

tellement Germaine avait la conviction de n’être rien qu’une pauvre pécheresse.


Germaine de Pibrac fait partie des modèles de l’anti héros,

celui qui surprend parce qu’il ne passe pas sous les feux de la rampe.

S’il est héroïque, c’est plus


Jésus est lui-même l’anti-héros par définition :

il finit sur une croix, dans le martyre d’un esclave.

Et l’instrument de sa torture, la croix,

va devenir le signe même de son triomphe sur la mort :

Vexilla Regis, « les étendards du roi ».

La croix devient le signe de la victoire :

O croix dressée sur le monde !


Germaine n’a que sa maladie qui l’emportera d’ailleurs !

Tout ce qu’elle avait à faire sur cette terre, s’accomplit en 22 ans, comme sa petite voisine gersoise, Claire de Castelbajac, morte elle aussi à 22 ans (1953-1975).

Curieuse similitude !

Cependant de cette vie de misère, 

Dieu a tiré le trésor dont il voulait enrichir la terre et le ciel.

Déjà, ici-bas elle était au-delà du temps et de l’histoire,

elle était entrée de plein pied dans la vie de Son Dieu,

le monde n’avait plus rien à lui apprendre, plus rien à lui donner,

parce qu’elle connaissait Dieu

et qu’il lui offrait tout ce qu’elle pouvait désirer.


Pas étonnant qu’Il se soit manifesté en elle par tant de miracles, de signes et de guérisons

hier, aujourd’hui et demain.

  

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