( 29 juin 1867 )
Pour étayer le dossier de canonisation, de nouveaux miracles sont ajoutés au dossier :
L’année de la béatification, le 15 novembre 1854, en l’église de Pibrac survient la guérison de Lucie Noël, venue de la paroisse de Revel; ne pouvant plus marcher, après deux ans de traitement d’un mal que les médecins ont jugé incurable, elle décide de recourir à l’intervention de la bienheureuse Germaine. Ce jour-là, péniblement appuyée sur ses deux béquilles, elle entre dans l’église de Pibrac. Au moment de la communion, elle est tentée d’aller seule à la Sainte Table, mais elle se ravise et n’ose pas se décider. Dés son retour à Revel, rejetant ses béquilles, elle se met à marcher sans douleurs.
Le second miracle s’accomplit à Langres dans l’hôpital de la Charité:
Françoise Huot est paralysée des bras et des jambes; les médecins ont conclu à un sérieux ramollissement de la moelle épinière avec des symptômes mortels rendant tout traitement inutile et même dangereux. Après une neuvaine de prières dédiées à la bienheureuse Germaine, elle constate le dernier jour que ses plaies se cicatrisent et que ses douleurs ont disparu; elle se lève de son siège… puis se met à genoux pour remercier Dieu.
Ces deux miracles sont aussitôt soumis à la Congrégation des Rites.
Le 23 février 1865, le Pape Pie IX promulgue le décret consacrant leur authenticité; dès lors, il ne reste plus qu’à obtenir le décret du Tuto, rendu par Pie IX le 23 juillet 1865 depuis sa retraite de Gaëte (Italie).
Enfin, le 29 juin 1867, jour du dix-huitième centenaire du martyre de St Pierre et de St Paul, est célébrée à Rome la canonisation de Sainte Germaine.