Sainte Germaine (31) en France et dans le Monde

Fêtes vécues pour la canonisation

A Toulouse, un triduum, prescrit par Mgr Desprez, se déroule les 27, 28 et 29 juillet 1867.

Les rues de la ville ainsi que les façades sont ornées de drapeaux, d’oriflammes, de bannières, de décors de toutes sortes. Les trains, de toutes provenances, déversent leur flot de passagers qui se joignent aux toulousains, descendus dans la rue.

L’événement principal est le transfert d’une relique de Sainte Germaine de la Cathédrale à la Basilique Saint Sernin ; les reliques des saints de la Basilique sont venues au devant de leur nouvelle sœur. Le cortège s’avance; la relique de Sainte Germaine, portée par les Pères du Sacré-Cœur, est précédée de 400 prêtres entourés d’enfants qui la recouvrent de fleurs.

Le soir, les maisons sont éclairées de mille flammes aux couleurs différentes ; Toulouse semble en feu, le spectacle est inoubliable.

A Pibrac, l’année suivante, un triduum solennel a lieu les 15, 16 et 17 juin 1868 permettant aux habitants de ce lieu de fêter dignement leur " petite Sainte ".

La foule afflue de toutes parts. Avant le lever du jour, les chemins conduisant à Pibrac sont sillonnés par toutes sortes de véhicules: omnibus, fiacres, brillants équipages et humbles chariots. De nombreuses personnes ont accompli ce pèlerinage, à pied.

Dès les premières heures, le village est envahi, fait que l’on n’avait pas revu depuis les fêtes de la Béatification remontant à près de quinze ans.

L’après-midi, la procession s’ébranle; les jeunes filles marchent en tête, vêtues de blanc et tenant à la main des oriflammes de la même couleur ; puis vient la châsse portée par huit prêtres et suivie par les quatre prélats qui présideront à la cérémonie. Le cortège descend jusqu’à la prairie du Courbet où a lieu la Messe Solennelle.

Après la bénédiction finale, la procession remonte lentement vers l’église.

Le dernier soir, de brillantes illuminations et un beau feu d’artifice viennent clôturer la fête.

  

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